Espace parents • garde-fous, rythme et éthique

Pour les parentsVous tenez le cadre, l'enfant apprend dedans

TRADELYS n'a pas été conçu pour retenir l'attention d'un enfant, mais pour la lui rendre : vingt minutes après les devoirs, puis on ferme.

Cette page dit précisément ce que vous contrôlez, à quel rythme, ce que nous refusons de faire, et comment présenter l'outil à un adolescent sans qu'il se braque — ni qu'il y voie une autorisation de trader.

Afficher les montants en

Les garde-fous

Ce que le parent contrôle, concrètement

Rien ne s'ouvre sans un adulte. C'est la première règle du projet, et elle n'est pas décorative : c'est un parent qui crée chaque profil et qui fixe chaque plafond.

Les plafonds, par âge

Capital fictif de départ, plafond du portefeuille, plafond par achat : trois nombres que vous fixez et que vous pouvez baisser à tout moment. Un enfant de 7 ans et un adolescent de 14 ans n'apprennent pas la même chose, et ne manipulent donc pas les mêmes montants.

La validation des achats

Pour les 6-10 ans, chaque achat attend votre accord. Pour les plus grands, seuls les ordres qui dépassent le plafond par achat déclenchent une demande. L'enfant apprend ainsi qu'une décision importante ne se prend pas seul.

Le gel immédiat

Un geste suffit pour geler l'accès d'un profil (et sa carte de jeu, quand elle est activée) : plus aucun ordre ne passe, l'historique reste consultable. Utile en semaine d'examens, après une bêtise, ou simplement pour souffler.

Le journal d'apprentissage

À la fin de chaque session, l'enfant écrit une phrase : ce qu'il a compris, ce qu'il a raté, ce qu'il fera autrement. C'est la partie la plus utile du simulateur, et la seule que nous vous conseillons de lire vraiment.

Les rapports

Temps de jeu utilisé, ordres passés, journal de la semaine. Les rapports sont faits pour ouvrir une conversation, pas pour noter un enfant : aucun classement, aucune comparaison entre frères et sœurs, aucun « score » à battre.

L'effacement des données

Vous pouvez supprimer un profil, son journal et son historique à tout moment, sans justification et sans délai. Le représentant légal exerce les droits sur les données de l'enfant : voir la politique de confidentialité.

Ce que le simulateur ne peut pas faire — et ne prétend pas faire

  • Il ne remplace pas votre présence : un enfant seul devant une application de trading, même fictive, apprend surtout à cliquer vite.
  • Il ne détecte pas la fatigue, l'énervement ou l'obsession. Cela reste votre rôle.
  • Il ne rend personne « bon en bourse ». Il sert à comprendre des mots, des mécanismes et des risques.
  • Il n'ouvre aucun accès à un compte réel : aucun dépôt, aucun retrait, aucun courtier, jamais.

Les plafonds

Les chiffres que vous fixez — et où les retrouver

Capital fictif de départ, plafond du portefeuille, plafond par achat : trois nombres que vous fixez et que vous pouvez baisser à tout moment. Un enfant de 7 ans et un adolescent de 14 ans n'apprennent pas la même chose, et ne manipulent donc pas les mêmes montants.

Ce que vous réglez, et quand

  • À la création du profil : les plafonds partent des valeurs par défaut du palier d'âge, et vous les ajustez aussitôt.
  • À tout moment : vous pouvez baisser un plafond sans justification ni délai.
  • Pour le relever au-delà du palier d'âge suivant, une décision est inscrite au journal de famille.
  • Chaque plafond garde son historique : une date, un auteur, un motif.

Ce qu'un plafond ne fait jamais

  • Il ne force aucune vente : une baisse bloque les nouveaux achats, elle ne liquide rien.
  • Il ne confisque rien : le solde et l'historique restent lisibles.
  • Il n'est jamais une sanction : le moteur ne ruine pas un portefeuille pour punir un comportement.
  • Il ne convertit rien en argent réel : tout reste en unités de jeu.

Où sont les montants exacts

Le tableau des paliers avec ses montants ne figure plus sur cette page publique : il est dans votre espace, et il y est lu dans les paramètres réellement appliqués — donc toujours juste, y compris après vos modifications.

Le prix des offres, lui, reste public sur la page Les offres et les tarifs : un prix qu'on découvre après inscription ne serait pas un consentement éclairé.

Comment y arriver, une fois connecté

  1. Ouvrez /acces/, choisissez « Familial », saisissez le code de votre espace, puis votre code personnel.
  2. Le tableau de bord affiche le cadre du jour du membre connecté : plafond par achat, plafond du portefeuille, levier, coupe-circuit, durée de session.
  3. L'onglet Mode d'emploi porte le cadre complet : les paliers par défaut, les plafonds appliqués à chaque membre, le calcul du droit de session et le détail des garde-fous.
  4. L'onglet Mon profil donne la fiche de cadre du membre, avec l'écart entre ce qui est appliqué et le défaut de son palier.
  5. L'onglet Conseil de famille compare les plafonds de tous les membres à leur palier.
  6. Le profil Banquier de la famille trouve le réglage dans Console du Banquier → « Plafonds d'un profil », avec le motif inscrit au journal d'audit.

Le rythme conseillé

20 minutes après les devoirs — pas 20 minutes au lieu des devoirs

Le minuteur du simulateur n'est pas un gadget : c'est la règle rendue visible. Quand il arrive à zéro, la session se termine pour la journée, même si l'enfant est en pleine opération fictive. Surtout s'il est en pleine opération fictive : c'est exactement le moment où l'on apprend à s'arrêter.

Le rythme de la maison
Moment Durée Condition
Lundi au vendredi20 min maximumDevoirs terminés, sac rangé
Mercredi et week-end25 à 30 min maximumLectures ou révisions du jour faites
Vacances30 min maximumUne activité en extérieur dans la journée
Semaine de contrôlesPause complèteLe parent gèle le profil, sans discussion
Le dimanche soir10 min, ensembleRelecture du journal de la semaine

Ce rythme est une proposition de famille, pas une prescription. Ajustez-le : ce qui compte, c'est qu'il soit annoncé avant la première session.

Trois habitudes qui changent tout

  • Le journal d'abord. Une phrase écrite vaut mieux que dix ordres passés : c'est là que l'apprentissage se fixe.
  • La relecture hebdomadaire. Dix minutes le dimanche, à deux. Vous lisez, vous ne notez pas, vous ne corrigez pas chaque choix.
  • Le droit de s'arrêter. Si l'enfant s'ennuie ou n'y trouve plus d'intérêt, on arrête sans en faire un échec. Le but n'est pas de créer une habitude quotidienne.

Signaux qui doivent faire suspendre

  • L'enfant ment sur le temps passé ou rouvre la session après le minuteur.
  • Il parle de « se refaire » après une perte fictive, ou double ses ordres pour compenser.
  • Il devient irritable, ou cache ses résultats.
  • Il évoque l'argent de la famille, ou demande un vrai compte.

Dans ces cas : gel du profil, conversation, et suspension aussi longue qu'il le faut. Ce n'est pas un échec du projet — c'est le projet qui sert à quelque chose.

L'éthique du projet

Un enfant n'est pas un client

TRADELYS est un service payant, et nous l'assumons : ce sont les abonnements qui financent le service, et rien d'autre. Aucune publicité, aucun lien affilié, aucune commission versée par un intermédiaire financier. Notre intérêt n'est pas que votre enfant reste connecté — il est qu'il apprenne, puis qu'il aille faire ses devoirs.

  • Aucune promesse de gain. Nous n'affichons aucun chiffre de performance, aucun témoignage inventé, aucune capture de gains.
  • Aucune publicité, aucun traqueur. Pas de régie publicitaire, pas de mesure d'audience tierce, pas de lien affilié vers un courtier.
  • Aucun argent réel. Pas de dépôt, pas de carte bancaire dans le simulateur, pas d'IBAN : la seule monnaie du jeu est fictive.
  • Aucun classement à la performance. Les défis portent sur la discipline — journal tenu, plafonds respectés, diversification, missions validées, assiduité scolaire — jamais sur les gains, et jamais sur un « meilleur trader » de la famille.
  • Aucune crypto avant 13 ans, et jamais hors du fictif ensuite.
  • Données minimales. Prénom ou pseudonyme, âge enregistré, plafonds, données de jeu. Aucune pièce d'identité conservée, aucune photo réelle d'un enfant de moins de 18 ans, aucune adresse.
  • Honnêteté sur les mots. Un million de francs CFA vaut environ 1 524 € : nous l'écrivons partout où le mot « million » apparaît.
  • Honnêteté sur les limites. Un simulateur ne rend personne riche, et ne remplace pas l'école. Nous le répétons plutôt que de le cacher.

Passer le cap de la conversation

Comment présenter l'outil à un adolescent

Un adolescent refuse rarement d'apprendre : il refuse qu'on décide à sa place. Ces six étapes servent à lui rendre la main sur le cadre, tout en gardant le cadre.

  1. Partez de sa question, pas du produit

    « Qu'est-ce que tu veux comprendre exactement ? » C'est la première phrase, et elle n'a l'air de rien. Si la réponse est « gagner de l'argent », dites la vérité : ce n'est pas ce que cet outil enseigne, et personne ne peut le garantir.

  2. Annoncez le cadre avant d'ouvrir l'écran

    Vingt minutes après les devoirs. Argent fictif. Pas de classement avec les autres. Validation parentale au-delà du plafond. Un cadre annoncé à l'avance est un cadre accepté ; un cadre rappelé après coup est une punition.

  3. Racontez une de vos pertes

    Un adulte qui avoue une erreur est plus crédible qu'un adulte qui promet un gain. Vous n'avez pas besoin d'avoir tradé : une décision d'achat regrettée, un placement mal compris, une arnaque évitée de justesse suffisent.

  4. Faites-lui faire la conversion lui-même

    Demandez-lui : « 1 000 000 de FCFA, ça fait combien d'euros ? » À 655,957 FCFA pour 1 euro, il trouvera environ 1 524 €. Cette petite division démonte à elle seule le fantasme du millionnaire du trading — et c'est lui qui l'a faite.

  5. Laissez-le se tromper, et taisez-vous un peu

    Le simulateur est là pour cela. Commenter chaque ordre transforme l'apprentissage en contrôle. Réservez vos remarques pour la relecture du dimanche, et commencez par : « Qu'est-ce que tu en penses, maintenant ? »

  6. Parlez des arnaques dès la première semaine

    Montrez-lui la page Sécurité et arnaques. Un adolescent qui sait qu'aucun compte réel n'est possible avant 18 ans, et qu'un adulte peut l'appeler pour lui proposer « d'investir », est un adolescent protégé. La meilleure défense reste de savoir dire non à un adulte insistant.

Une phrase de départ qui fonctionne

« J'ai trouvé un simulateur où on peut acheter des actions avec de l'argent qui n'existe pas. Moi je ne te laisserai pas ouvrir un vrai compte avant tes 18 ans, parce que c'est la loi et parce que c'est dangereux. Mais si tu veux comprendre comment ça marche, on peut essayer ensemble, vingt minutes après les devoirs — et c'est toi qui notes ce que tu as appris. »

Les cinq erreurs à éviter

  • Promettre qu'il « pourra gagner de l'argent » plus tard avec ça.
  • Comparer ses résultats avec ceux d'un frère ou d'une sœur.
  • Utiliser le journal comme un outil de surveillance ou de notation.
  • Le laisser seul sur un contenu qui parle de crypto, de levier ou de gains rapides.
  • Transformer la pause en sanction : « tu es privé de simulateur ».

La suite logique

Si vous ne lisez qu'une autre page, lisez celle sur la sécurité : c'est celle qui protège réellement votre enfant, bien au-delà du simulateur.